La peur d'être heureux : comprendre les freins inconscients au bonheur

Qui pourrait avoir peur d'être heureux ?
Cette question semble si saugrenue. Et pourtant, certains d'entre nous, au moment où leur vie commence enfin à s'apaiser, ressentent une inquiétude difficile à expliquer. Comme si quelque chose leur soufflait :
"Cela ne va pas durer."
"Il va forcément arriver quelque chose."
"Je ne mérite pas d'être heureux."
Sans en avoir conscience, nous freinons notre propre bonheur ; non par manque de désir, mais parce qu'une partie de nous l'associe inconsciemment à un danger.
1- Notre cerveau préfère ce qu'il connaît
L'inconscient recherche avant tout ce qui lui semble familier, même si cette familiarité est inconfortable. Sa priorité n'est pas la recherche de notre bonheur.
Lorsqu'une personne a grandi dans un climat d'insécurité, de conflits ou d'imprévisibilité, le calme peut parfois devenir... déroutant, angoissant, ... L'absence de problème paraît presque étrange.
Rester constamment en vigilance devient le mode de survie, le mode utilisé ce qui permet à la personne d'attendre inconsciemment que quelque chose de difficile survienne. Elle se sent prête à réagir.
Le psychiatre Carl Gustav Jung rappelait à quel point il était important de rendre conscient l'inconscient, car tant que ce travail n'aura pas été réalisé, c'est l'inconscient qui dirigera, qui mènera cette drôle de danse, appelée la vie.
2- La peur de perdre ce qui nous rend heureux
Le bonheur nous rend vulnérable. Lorsque nous aimons profondément une personne, un projet ou une nouvelle vie, apparaît parfois une peur discrète, la peur de perdre.
Et paradoxalement, certaines personnes préfèrent ne pas s'autoriser pleinement à être heureuses plutôt que de risquer une nouvelle souffrance. Le contrôle devient alors une manière de tenter de se protéger.
3- Nos croyances
Certaines de nos croyances s'installent très tôt et avec le temps, deviennent presque invisibles.
Pourtant, elles continuent d'influencer nos choix.
L'hypnose permet justement d'aller rencontrer ces croyances profondes afin de les transformer progressivement.
4- Nos blessures émotionnelle, frein au bonheur
Si vous avez connu le rejet, l'abandon ou des traumatismes, votre système nerveux a appris à se protéger, y compris, lorsque le danger n'est plus présent. Il devient alors compliquer de profiter pleinement du moment présent.
5- La culpabilité d'aller bien
Certaines personnes s'interdisent d'aller bien comme si être heureux revenait à oublier les personnes que l'on aime, comme s'il s'agissait de trahir notre histoire ou celle d'un de nos proches, ou notre histoire familiale.
La culpabilité s'installe et nous empêche de ressentir toutes émotions. La culpabilité empêche de vivre et coupe l'énergie de vie.
Guérir, c'est apprendre à vivre autrement avec nos poids du passé, notre histoire, nos manquements, ... C'est apprendre aussi à se pardonner.
6- L'hypnose : retrouver l'appétence au bonheur
L'hypnose aide à lever progressivement les freins inconscients qui empêchent d'accueillir le bonheur.
En travaillant sur nos croyances, les blessures émotionnelles et les automatismes, il devient possible de développer un sentiment de sécurité intérieure. Petit à petit, le bonheur cesse d'être perçu comme un risque.Il devient un état que l'on accueille et que l'on s'autorise enfin, à nouveau, à vivre...
La peur d'être heureux est bien plus fréquente qu'on ne l'imagine. Elle raconte souvent une histoire, celle d'un inconscient qui cherche avant tout à protéger. En comprenant ces mécanismes avec bienveillance, il devient possible d'ouvrir progressivement la porte à une vie plus sereine, plus libre et plus alignée avec qui nous sommes profondément.
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Lou Cabalery, Hypnothérapeute, Médium Spirite, Docteur en Sciences Humaines, formée en psychopathologie, à l'hypnose Ericksonienne et à l'EFT (Emotional Freedom Therapy)



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