Deuil périnatal : traverser la perte d'un bébé, un deuil qui mérite d'être reconnu

Du 9 au 15 octobre se déroule chaque année la semaine de sensibilisation au deuil périnatal, semaine qui se terminera le 15 octobre par la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.
Cette semaine est l’occasion de parler d’un deuil encore trop souvent vécu dans le silence.
Perdre un bébé pendant la grossesse, au moment de la naissance ou dans les premiers jours de sa vie est une expérience profondément douloureuse.
Les parents endeuillés peuvent parfois avoir le sentiment que leur douleur n’est pas reconnue à la hauteur de ce qu’ils vivent.
Le deuil périnatal : perdre un bébé, perdre aussi un avenir imaginé
Lorsqu’un bébé est attendu, les parents ne construisent pas seulement une relation avec un enfant à venir.
Ils imaginent une vie, des moments partagés, une famille qui prendra une nouvelle forme, une chambre, un prénom parfois...
Alors lorsque la grossesse s’interrompt ou que le bébé décède, ce ne sont pas seulement des projets qui disparaissent, c’est aussi tout l'avenir imaginé qu’il faut soudainement réinventer. Et c’est ce qui rend le deuil périnatal si particulier.
Certaines personnes ressentent une immense tristesse. D’autres éprouvent de la colère, de la culpabilité, de l’injustice ou un profond sentiment de vide.
Parfois, il n’y a même plus de mots.
Et l'entourage
Après une perte périnatale, l’entourage ne sait pas toujours comment réagir. Certaines personnes évitent le sujet parce qu’elles ont peur de faire souffrir davantage. D’autres cherchent à rassurer avec des mots, des phrases prononcées avec de bonnes intentions mais qui peuvent heurter...
Le parent endeuillé peut, aussi parfois, avoir le sentiment que son bébé est oublié ou que sa douleur devrait déjà avoir disparu.
Or faire son deuil ne signifie pas oublier son enfant.
Le deuil consiste à apprendre, progressivement, à vivre avec une absence qui n’était pas prévue.
La culpabilité dans le deuil périnatal
La culpabilité est très présente chez certains parents.
Est-ce que mon corps m'a trahie ?
Pourquoi cela m'est-il arrivé ?
Ces questions peuvent revenir en boucles et sont particulièrement douloureuses car parfois, il n'y a pas d'explication claire sur ce qui s'est passé.
Il est important de pouvoir déposer ces émotions sans avoir à les minimiser. La tristesse, la colère, la culpabilité ou même l'absence momentanée d'émotion font partie des réactions possibles face à une perte.
Un deuil qui peut aussi toucher le couple
Le deuil périnatal peut également modifier la relation entre les deux parents.
Chacun peut vivre la perte différemment.
L'un peut avoir besoin de parler.
L'autre peut avoir besoin de silence.
L'un peut pleurer beaucoup.
L'autre peut retourner rapidement au travail ou chercher à reprendre une forme de quotidien.
Ces différences traduisent simplement deux manières différentes de traverser une même épreuve.
Pouvoir respecter ces rythmes différents est essentiel.
Et lorsque la douleur reste très présente ?
Il n'existe pas de calendrier universel du deuil.
Certaines dates seront particulièrement douloureuses à traverser : la date prévue de l'accouchement, l'anniversaire de la perte, la date de naissance, la fête des mères ou des pères, une nouvelle grossesse, ou encore la naissance d'un enfant dans l'entourage.
Une émotion peut également ressurgir alors que l'on pensait aller mieux. Cela ne signifie pas nécessairement que l'on « revient en arrière ». Le deuil évolue par vagues.
Et parfois, lorsque la souffrance devient trop importante, qu'elle s'accompagne d'un profond isolement, d'une anxiété importante, de troubles du sommeil ou d'un sentiment de ne plus parvenir à vivre normalement, il est important de ne pas rester seul et de pouvoir bénéficier d'un accompagnement adapté.
L'hypnose peut-elle accompagner un deuil périnatal ?
L'hypnose constitue un espace pour prendre soin de soi, prendre soin de ce qui est vécu et a été vécu afin de mettre des mots sur les émotions pour retrouver progressivement un peu de sécurité, d'apaisement, de confiance en la vie. Dans mon accompagnement, je peux aussi utiliser l'EFT -Emotional Freedom Therapy - et ou l'IFS Système Familial Intérieur.
Dans un deuil aussi intime, il n'y a rien à précipiter.
Il s'agit d'accueillir ce qui est là, au rythme de chacun.
Mon intervention ne remplace pas un accompagnement médical ou psychiatrique lorsque celui-ci est nécessaire.
Se souvenir de son bébé
Parler d'un bébé décédé, c'est lui donner une place dans votre histoire.
Ce peut-être :
un prénom
une photo
une échographie
une lettre
une bougie
un petit objet
un rituel
une chanson
une musique
A chacun de trouver ce qui lui ressemble.
Le 15 octobre, la tradition de la Wave of Light – Vague de lumière invite les personnes touchées par un deuil périnatal à allumer une bougie à 19 heures, en mémoire des bébés décédés.
Une petite lumière dans la nuit.
Le deuil périnatal peut être une expérience profondément solitaire.
Pouvoir parler à quelqu'un qui accueille cette douleur sans chercher à la faire disparaître peut alors être précieux.
Si vous traversez un deuil périnatal et ressentez le besoin d'être accompagné(e), je vous accueille au Plessis-Robinson, en cabinet ou en visio.
L'accompagnement est personnalisé et respecte votre histoire, votre sensibilité et votre rythme.
Et si la souffrance est importante ou persistante, notamment en cas de symptômes dépressifs, d'idées suicidaires ou de grande détresse, il est essentiel de solliciter rapidement un professionnel de santé ou les services d'urgence adaptés.
Lou Cabalery, Médium, Hypnothérpauet, Docteur en Sciences Humaines formée à l'Hypnose, l'EFT et l'IFS et en psychopathologie
06 51 30 89 35



Commentaires