L'Amour matrice de toute guérison thérapeutique
- Lou Cabalery
- 20 déc. 2025
- 3 min de lecture

Il est une question que je me pose depuis que j'ai commencé à emprunter ce chemin d'hypnothérapeute médium : toutes les blessures de nos patients ne sauraient-elles des blessures d'amour ou dit autrement, des blessures de liens familiaux - maternel, paternel, fraterne - ?
L'amour apparaîttrait alors, non comme un thème parmi d’autres, mais comme la trame invisible de tout travail thérapeutique.
L’amour comme toile de fond de la souffrance psychique
Il existe, chez mes patients, dans leur grande majorité, une souffrance affective diffuse ou clairement identifiée : solitude, sentiment d’abandon, insatisfaction relationnelle, difficulté à accepter l’autre ou à être accepté par lui, manque de tendresse, incompréhension, peur de perdre, peur d’aimer.
Même lorsque la demande formulée en séance porte sur l’anxiété, les troubles du sommeil, les douleurs psychosomatiques ou la confiance en soi, l’amour semble toujours présent en arrière-plan, comme une note tenue silencieuse.
Cette souffrance liée à l'amour n’est pas toujours consciente. Elle s’exprime parfois à travers des stratégies de protection : contrôle, retrait émotionnel, colère, hyper-adaptation, dépendance affective ou, au contraire, autosuffisance rigide. Autant de tentatives, souvent inconscientes, pour ne plus souffrir d’un amour manquant, blessé ou déçu.
Les blessures du lien : une lecture fondatrice
Les premières expériences d’amour structurent notre rapport au monde. Le lien maternel, en tant que premier contenant affectif, influence le sentiment de sécurité intérieure. Le lien paternel participe à la reconnaissance, à la valeur personnelle et à l’ouverture vers l’extérieur. Les liens fraternels, lorsqu’ils existent, façonnent le rapport à l’altérité, à la rivalité, à la coopération.
Lorsque ces liens ont été marqués par des manques, des ruptures, des incohérences ou des blessures, l’enfant développe des schémas relationnels qui, bien plus tard, continuent d’agir à son insu. L’adulte aime alors non pas depuis le présent, mais depuis l’enfant qu’il a été.
Aimer et être aimé : un apprentissage inachevé
Beaucoup de patients n’ont jamais véritablement appris à recevoir l’amour. Certains savent donner, parfois jusqu’à l’épuisement, mais ne savent pas accueillir. D’autres confondent amour et fusion, amour et sacrifice, amour et dépendance. D’autres encore associent inconsciemment l’amour à la douleur, à la perte ou à l’insécurité.
Dans ces conditions, l’amour devient source d’angoisse plutôt que de soutien. Il est désiré et redouté à la fois. Cette ambivalence est au cœur de nombreuses problématiques thérapeutiques.
L’hypnose : un chemin de réparation du lien
L’hypnose offre un accès privilégié à ces mémoires affectives profondes. Elle permet de rencontrer les parts blessées, souvent très anciennes, là où les mots seuls ne suffisent plus. Dans l’espace hypnotique, il devient possible de restaurer symboliquement ce qui a manqué : la sécurité, la reconnaissance, la tendresse, la présence.
Ce travail ne consiste pas à réécrire le passé, mais à transformer l’empreinte émotionnelle qu’il a laissée. L’inconscient, lorsqu’il se sent enfin entendu et sécurisé, peut relâcher des stratégies de survie devenues obsolètes.
L’amour comme état intérieur
L’un des déplacements majeurs du travail thérapeutique consiste à passer d’une quête d’amour extérieure à une capacité d’amour intérieure. Non pas un amour narcissique ou défensif, mais une qualité de présence à soi, faite de douceur, de respect et de compassion. Lorsque cette base est restaurée, les relations extérieures se réorganisent naturellement. L’autre n’est plus chargé de combler un manque, mais devient un partenaire de chemin, de vie.
Guérir, c’est réapprendre à aimer
Guérir ne signifie pas ne plus souffrir, mais ne plus se fermer à l’amour par peur de souffrir. C’est accepter la vulnérabilité inhérente au lien, sans s’y perdre. C’est retrouver la capacité d’aimer avec discernement, limites et conscience.
Dans cette perspective, l’amour n’est pas un objectif thérapeutique parmi d’autres. Il est à la fois le point de départ, le chemin et l’aboutissement.
Si l’on observe attentivement, une grande partie de la souffrance humaine pourrait se lire comme une histoire d’amour interrompue, empêchée ou déformée. Le rôle du thérapeute n’est alors pas de « réparer » le patient, mais de l’accompagner vers une réconciliation avec sa capacité d’aimer et d’être aimé.
Et peut-être est-ce là, au fond, le cœur de tout accompagnement : remettre de l’amour là où il a manqué, et de la conscience là où l’amour a fait défaut.
Si vous souhaitez être accompagné(e), prenez contact avec moi :
06 51 30 89 35
Lou Cabalery
Hypnothérapeute, Médium, Docteur en sciences humaines, formée en psychopathologie, spécialiste en psychotraumatisme, en gestion de la douleur et dans les changements de vie
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